Après de sérieux ennuis de santé l’an dernier, Michel Jeury s’est rétabli – il a même déménagé !

Et devinez quoi ? Il s’est remis à écrire – oui, cet écrivain hors pair n’a pas fini de nous étonner…

A l’initiative de plusieurs de ses admirateurs, collègues et amis aura lieu, en juin prochain, au château d’Issigeac, une série de conférences, d’expositions, de rencontres et d’hommages.

C’est l’occasion de vous y convier et de vous rappeler le parcours de cet auteur éclectique…

Né à Razac d’Eymet en 1934, Michel Jeury s’intéresse très tôt à la science-fiction.

Après avoir publié sous le nom d’Albert Higon, il fait une entrée fracassante dans ce genre littéraire en 1973 avec Le Temps incertain, roman qui marque un tournant majeur dans la SF française.

Surtout publié chez R. Laffont dans la prestigieuse collection de Gérard Klein ( Ailleurs & Demain ), Michel Jeury se consacre exclusivement à la science-fiction, romans et nouvelles, jusqu’en 1988 : il publie - entre autres ! - Les singes du Temps en 1974, Les yeux géants en 1980, L’Orbe et la roue en 1982…

Il quitte alors le Périgord pour Anduze, dans les Cévennes, et aborde - avec le même succès - le roman de terroir, auquel il se consacre encore, même s’il revient de temps à autre à la SF.

En 2011, son roman May le monde obtient le Grand Prix de l’Imaginaire... mais on ne compte plus le nombre de prix décroché par Michel depuis plus de trente ans !

Michel Jeury offre ainsi deux facettes : celle de l’auteur français de science-fiction  sans doute le plus prestigieux du XXe siècle, mais aussi celle d’un auteur de romans de terroir à succès, dont certains ont été adaptés à la télévision. Citons, parmi une vingtaine de titres, La Grâce et le venin ( 1992 ), L’année du certif ( 1995 ), ou La vallée de la soie ( 1998 )

J’ai rencontré Michel pour la première fois il y a quarante ans. Quand il publiait ses romans de SF chez Robert Laffont et était invité à Paris, il préférait venir dormir chez nous plutôt qu’à l’hôtel !

Et si nous sommes partis vivre dans le Périgord, c’est en grande partie grâce à lui. J’ajoute que Dominique Dauta, le responsable de l’agence immobilière qui nous a vendu la maison… était un ami d’enfance de Michel !

Bien sûr, Michel Jeury est venu chez nous, dans le Périgord, pour l’un de ses ( rares ) pèlerinages sur les lieux de son enfance.

Entre-temps, j’avais eu la chance de le publier chez Gallimard, dans les années 80, quand j’étais responsable de la série Folio-Junior SF. Il a eu aussi la gentillesse de me dédier l’un de ses rares romans pour la jeunesse, Le printemps viendra du ciel ( 1985 ).

Car Michel Jeury a aussi publié pour le jeune public !

Mais pour en savoir davantage, rendez-vous à Issigeac, en juin, pour assister à une série de conférences et participer à plusieurs rencontres.