Attention : je n’ai pas dit que j’étais favorable à la présence d’un dictateur.

Et je n’ai pas encore précisé quel type de dictature me semblait souhaitable… non : indispensable !

Il s’agit, on l’aura deviné, d’une « dictature verte – ou écologique ».

Parce que la situation n’est plus urgente. Elle devient indispensable si l’on veut préserver la paix, la sécurité des futures générations et, à terme, l’existence de l’espèce humaine.

En réalité, notre planète subit, de façon insidieuse, une dictature que la population, implicitement, approuve : celle de l’économie. Un monde devenu incontrôlable qui nous fait exiger une croissance à tout prix ( à tout prix, oui : y compris celui du sort – pire : de la survie ! - des générations à venir ). Une économie qui dicte sa loi à toute la planète avec le soutien des « pays riches » ( en gros, ceux du G 7 ou G8 ) qui refusent de modifier quoi que ce soit au mode de vie de leurs concitoyens.

Or, les faits sont têtus : les espèces, l’eau, les terres cultivables ( et je fais court ) disparaissent à vue d’œil, pour le maintien d’un mode de vie basé sur le gâchis, la surconsommation et le mépris du vivant – sans parler du non-vivant ( pétrole, gaz, terres rares, etc. ) dont la disparition, cerise sur le gâteau, contribue à alimenter le CO2 et l’effet de serre.

Question : pourquoi, malgré de beaux discours et des promesses admirables, rien n’est réellement fait pour contrer les catastrophes annoncées ?

Eh bien parce que :

1/ les responsables politiques obéissent aux impératifs économiques ( consommation, PIB, salaires, niveau de vie, etc. )

2/ ils sont davantage préoccupés par leur réélection dans 4 ou 5 ans que par le sort de la planète dans 30 ou 50 ans.

3/ s’ils prenaient les mesures drastiques indispensables, des manifestations et des protestations feraient sortir la population dans les rues ( en bien plus grand nombre encore que pour la coupe du monde de foot, c’est dire ! ).

Ce serait plus qu’impopulaire : insupportable !

4/ Si la France se risquait, en solitaire, à prendre ( de façon autoritaire ) de telles mesures, sa croissance, en chute libre, serait observée en ricanant par les autres pays qui, eux, trop contents, se garderaient bien de l’imiter… comme cela deviendra de toute façon indispensable, un jour, de gré ou de force.

Mais il sera trop tard. Le réchauffement climatique, c’est un peu comme le cancer : si on attend les premiers gros dégâts pour agir, les chances de survie se raréfient.

Les effets du réchauffement que nous supportons aujourd’hui sont la conséquence des excès de CO2… des années 70. Il a fallut cinquante ans pour qu’on les constate.

Pour contrer le réchauffement climatique actuel ( en ne produisant plus du tout de CO2, ce qui est évidemment impensable, impossible ), il faudrait un ou deux siècles.

Il faudrait, car loin d’en produire moins comme nous nous l’étions solennellement promis, nous en produisons toujours plus.

Une « dictature verte », comme je l’évoquais dans mon titre provocateur, ne pourrait être que mondiale. Avec, à sa tête, les 15 000 scientifiques qui ont lancé leur fameux appel, et les responsables des pays les plus riches, les plus producteurs… comme la Chine et les Etats-Unis. Avec non pas l’augmentation du prix du pétrole, mais l’interdiction absolue d’en pomper désormais le moindre baril.

Euh… et les voitures ?

Et l’industrie ?

Oui : vous l’avez compris : des années seraient nécessaires pour mettre en œuvre une telle mesure. Avec le remplacement de la voiture individuelle ( pour prendre un seul exemple ) par un vrai réseau de transports collectifs… fonctionnant au moyen d’énergies renouvelables.

Les transports aériens ?

Le tourisme ?

Il faudra les soumettre à une législation féroce. Savez-vous combien de personnes sont en train de se déplacer dans les airs, en ce moment – et en permanence ?

Deux millions !

Et l’aérien, sur Terre, représente seulement 3% du transport !

La surpopulation ? Il faudra la gérer.

La viande ? Il faudra finir par s’en passer, pour mille raisons qu’il serait trop long de détailler.

Utopiques, ces mesures ?

Peut-être. Mais de gré ou de force, nous devrons finir par nous y plier.

À un moment, dans le futur, où, hélas, il sera déjà bien tard pour agir…

CG

P.S. Difficile et délicat, de vous livrer des liens susceptibles de vous convaincre.

Ayez au moins la curiosité de taper Appel des 15 000 sur votre moteur de recherche.

Ou encore planète étuve si vous avez encore des doutes sur l’avenir de notre Terre – et celui du vivant en général.

Et si vous voulez l’avis d’un scientifique ( qui n’est pas climatologue mais astrophysicien ! Il s’agit d’Aurélien Barrau ), connectez-vous sur :

https://www.youtube.com/watch?v=XO4q9oVrWWw