Attention : si mon titre parodie celui de célèbres chroniques, ce n’est ici en aucun cas une attaque contre Anne Roumanoff.

Mais il faut bien le reconnaître : si les choses, en ce moment, changent si vite, si Eric Worth et Madame Bettencourt ont décrié la chronique l’an dernier, si MAM a aujourd’hui tant d’ennuis, c’est parce que justement, on nous dit tout sur tout le monde ( en général ) et sur celles et ceux qui font l’actualité en particulier. C'est-à-dire les hommes d’affaires et les femmes politiques ( ou les femmes d’affaires et les hommes politiques ).

Autrefois, quand Internet n’existait pas, les journaux restaient timides et le devoir de réserve prioritaire. Même quand on était parfaitement au courant de la situation, on taisait les enfants cachés des présidents de la République et les cadeaux ou voyages offerts par les dictateurs. Ah ! Il y a bien eu les diamants de Bokassa, mais il faut avouer que dans les années 70, les scandales étaient rares.

Aujourd’hui, il n’y a même plus moyen de mettre ses lingots à l’abri, de prendre ses vacances à l’étranger ou de remplir ses comptes en Suisse sans que le Canard Enchaîné ne l’apprenne.

Autrefois, les bénéfices de Total ( 120% ) ou de la Société Générale ( 600%, en 2010, tout de même ! ) faisaient la fierté de notre pays et la Une de certains magazines.

Aujourd’hui, on s’en scandalise… eh bien il est temps !

En 1989, il paraît que le Mur de Berlin est tombé parce que les Allemands de l’est regardaient un peu trop les émissions de l’Ouest.

Vingt ans et des poussières plus tard, c’est Internet, les téléphones portables et Facebook qui font de nouveaux ravages : voilà une donnée sur laquelle Ben Ali, Moubarak et Kadhafi auraient dû compter.

Désormais, on communique.

Les gens se disent tout ce qu’ils apprennent ou savent.

Et la presse, la radio, la télé, pour ne pas passer pour ringardes, s’empressent de relayer ces infos.

Mais si : on commence à tout nous dire.

Et certaines de ces informations ne nous font pas, mais pas du tout rire !

CG