A l’heure où le niveau de lecture des enfants français est tombé en dessous de la moyenne européenne ( in Lire de février 2013, page 10 ), les autorités pédagogiques s’interrogent sur l’utilité de l’apprentissage de l’écriture à l’école.
Ben oui… quand on ne communique plus qu’avec des écrans et puisqu’on ne rédige plus guère qu’avec un clavier, pourquoi perdrait-on un temps précieux à  maîtriser une technique périmée ? Taper sur un clavier est quand même plus simple, et on arrive plus vite au même résultat ( sans parler des correcteurs d’orthographe intégrés aux traitements de texte ) !


Science-fiction ? 

Non, le sujet est sérieux et la question à l’étude.

Après tout, c’est dans la lignée de la politique suivie depuis quelques années par les différents Ministères de l’Education… et par celle des conseils généraux. En effet, ces derniers ont transféré le budget autrefois consacré aux livres à l’achat de tableaux électroniques, d’ordinateurs et de logiciels. Selon la formule : « un élève ? Un ordinateur ! » Et cela, pour ne pas pénaliser les enfants dont les parents n’ont pas les moyens d’acheter un ordinateur à leurs enfants. Aujourd’hui, un élève sans téléphone portable et sans connexion Internet est considéré comme handicapé. J’exagère ? Vraiment ?

Rien d’étonnant, donc, après que l’écran a remplacé le papier, à ce que le clavier remplace la plume ( pardon, le stylo-bille ). C’est là une tendance et un enchaînement logiques. Ah, confier les tâches « ingrates » à des machines… quelle tentation ! C’est tellement plus facile d’utiliser une calculette que d’apprendre les tables de multiplication - ou d’effectuer une division à trois chiffres ( au fait, depuis combien de temps ne vous y êtes-vous pas risqué ? ).
Dans le futur, il se pourrait même qu’on laisse aux ordinateurs, ou à d’autres types de machines, à penser à notre place.


Hum… et si, l’air de rien, on avait déjà commencé ?