En 2100 avant J.C., le jeune Djar quitte Coptos pour partir à Thèbes, d’où son oncle Chabti, architecte, n’est jamais revenu…
Là-bas, un collègue de Chabti, Horonemheb, prétend ne pas l’avoir vu depuis un an… mais l’un de ses élèves affirme qu’il a menti. En réalité, Chabti a été pris en otage par les prêtres du Pharaon Antef Ier qui veulent construire un temple où entasser leurs richesses, des biens qu’ils ne cessent d’accumuler aux dépens du peuple et de leur souverain.
Menacé de mort, Djar échappe à un attentat grâce au jeune Hotep… qui n’est autre que le frère du Pharaon !
Désormais en sécurité au palais, Djar tombe amoureux de Taho, la sœur d’Hotep… au moment où le Pharaon meurt. Hotep devient le nouveau pharaon, Antef II. Très vite, il s’assure la complicité de Djar dont l’oncle lui a enseigné la magie, un art qui va être très utile au nouveau souverain pour conserver le pouvoir. Car les prêtres, qui maintiennent toujours Chabti prisonnier, sont prêts à tout pour maintenir la pression, faire craindre les dieux au peuple et s’assurer que les offrandes continueront d’affluer…

Vous associez presque automatiquement le nom d’Alain Grousset au genre science-fiction ?
Eh bien vous avez tort ! Car ce vieux routier de la littérature jeunesse se révèle ( une nouvelle fois ! ) un auteur fort crédible de romans historiques. Très documenté, son récit nous plonge dans les intrigues de palais d’Antef II, qui a bel et bien existé, comme ont existé les magiciens dont les tours de passe-passe, destinés à éblouir le peuple,  servaient tantôt les prêtres, tantôt le souverain.
Tout en suivant les péripéties multiples du jeune Djar à la recherche de son oncle, les jeunes lecteurs seront immergés dans les us et coutumes de l’Egypte antique, en assistant aux funérailles d’Antef Ier, à l’intronisation de son frère, et aux âpres luttes que doit mener le jeune nouveau souverain face à la disette de son peuple, à l’enrichissement et au pouvoir des prêtres… ainsi qu’à la menace de son voisin d’Hérakléopolis, dont les troupes menacent d’envahir l’Egypte.

Lu dans un fort belle collection de poche de luxe : belle couverture, beau papier, et typographie tout à fait adaptée aux lecteurs de 10/11 ans. Un vrai premier roman historique ( de 180 pages ) sans illustration.