Au printemps 1944, en Angleterre…
Le débarquement est inévitable, les Allemands qui occupent la France le savent. Et ce débarquement partira du sud de l’Angleterre pour envahir… Calais ? Cherbourg ? La Normandie ? La Bretagne ?
Pour le savoir, les nazis ne disposent plus que d’un seul espion sur place, à Londres : Henry Faber, dit aussi L’Aiguille ( die Nadel ) car cet espion de haut vol, qui parle parfaitement l’anglais ( il vit dans le pays depuis 1937 ! ) a la méchante habitude de tuer ses victimes avec un stylo fixé en permanence sur son avant-bras.
Faber a plusieurs identités. Il se déplace ici et là avec son émetteur et renseigne ( en code ) ses interlocuteurs nazis sur les déplacements de troupes… Mais Faber est peu à peu traqué, piégé par Godliman ( on parvient, grâce à de vieilles photos, à découvrir son identité ).
L’ennui, c’est que l’espion nazi vient de découvrir ( clichés à l’appui ! ) que les Anglais dupent les espions allemands, de plus en plus persuadés que le débarquement aura lieu du côté de Calais. Faber veut alors rentrer en Allemagne ( grâce à un rendez-vous avec… un sous-marin ! ) et montrer les photos au Führer lui-même, car il n’a plus confiance en personne.
Dans le même temps, le lecteur suit le destin de la jeune Lucy dont le mari, à la suite d’un accident de voiture le jour de leur mariage, a perdu ses deux jambes et ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant…
Le couple, à jamais décimé par cet accident rejoint une île ( presque ) déserte au large de l’Ecosse, où il survit en élevant des moutons avec la complicité d’un vieux berger…
Bien entendu, au cours de sa fuite, die Nadel finira par échouer sur cette île, dernière escale avant que l’U-Boot allemand ne le récupère…

C’est là le premier thriller de Ken Follett, celui qui l’a révélé au grand public, un roman d’espionnage original dans lequel se dessine déjà, en filigrane, la passion de l’auteur pour les églises, le Moyen-Age et… la cathédrale de Canterbury !
Un roman passionnant, haletant, où la psychologie, le suspense, l’Histoire et les passions se mêlent avec subtilité… et efficacité.
Vous n’aimez pas les romans d’espionnage ? Vous ne vous intéressez pas à l’Histoire en général, et surtout pas aux semaines qui précédèrent le débarquement ? Eh bien qu’importe ! Faites donc confiance aux qualités narratives de Ken Follett, et vous finirez par vous prendre au jeu d’un récit que vous n’êtes pas près d’oublier !

Quatre cents pages en format réduit, qui tiennent dans la poche et qu’on emporte partout – à lire dans le métro, même debout et pendant les heures de pointe !