Zacharie, 12 ou 13 ans, a reçu par La Poste un mystérieux paquet ; il contient un œuf étrange, indestructible – Zach tente de l’ouvrir… en vain ! Il fait alors appel à son copain Farouk pour déchiffrer les trois mots minuscules gravés ( en arabe ) sur le fermoir.

C’est à la mosquée Mamlakah que le Recteur en personne livre enfin à Zacharie la traduction : une formule qui pourrait bien faire jaillir de l’œuf… un « maridin », c'est-à-dire un esprit malin !
Le génie qui surgit en effet se met au service de celui qui l’appelle : Zacharie, certes, mais aussi Farouk. Le problème, c’est que l’œuf, au départ, était destiné à Latifa, la grand-mère de Farouk… et la difficulté supplémentaire, c’est que le génie a plus d’un tour dans son sac, et n’en fait le plus souvent qu’à sa tête !

Ce roman qui mêle avec jouissance plusieurs genres ( réalisme, humour, merveilleux, fantastique… ) réserve bien des surprises à son jeune lecteur. Bien sûr, on a du mal à croire à toutes les péripéties de l’œuf, du génie qui en surgit, de la grand-mère qui le réclame ( et qui, d’ailleurs, finira par résoudre les problèmes ! ), mais on ne s’ennuie pas un instant.

L’art d’Eric Boisset fait le reste, avec une histoire qui, sous une forme plus contemporaine, est une sorte de remake contemporain de « l’apprenti sorcier ».

Lu dans son unique et belle version : un très beau grand format, qui suggère à juste titre que l’ouvrage s’adresse à un large public – mais plus que d’autres, les collégiens y trouveront leur conte… pardon : leur compte.