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Lundi 17 octobre 2011
Par Christian Grenier le Lundi 17 octobre 2011, 10:20 - Notes de Lecture
Lundi 10 octobre 2011
Par Christian Grenier le Lundi 10 octobre 2011, 10:08 - Notes de Lecture
Samedi 08 octobre 2011
Par Patrick Moreau le Samedi 08 octobre 2011, 13:35 - Divers
Les Orléonautes ouvrent un espace littéraire amateur à l’occasion de la 39ème Convention de Science-Fiction et de la 2ème Convention de Fantasy.
Ils organisent un concours de nouvelles de Science-fiction, gratuit et ouvert aux seuls amateurs.
Thème : LA VIE AILLEURS
Genre : Science-fiction
Taille : 12000 signes typographiques maximum
Date de fin : 30 avril 2012
Le premier prix verra sa nouvelle éditée par la Convention à cinquante exemplaires avec mention du prix.
Les trois premiers prix seront publiés dans le livre-souvenir de la Convention aux côtés des auteurs invités.
Les prix seront remis lors de la Convention et de nombreuses surprises seront réservées aux gagnants, voir le règlement complet du concours sur :
http://www.semoy2012.fr/articles.php?lng=fr&pg=10
Lundi 03 octobre 2011
Par Christian Grenier le Lundi 03 octobre 2011, 09:50 - Notes de Lecture
Lundi 26 septembre 2011
Par Christian Grenier le Lundi 26 septembre 2011, 08:50 - Billets d'humeur
Lundi 19 septembre 2011
Par Christian Grenier le Lundi 19 septembre 2011, 08:40 - Notes de Lecture
Samedi 10 septembre 2011
Par Christian Grenier le Samedi 10 septembre 2011, 19:31 - Billets d'humeur
Par Christian Grenier le Samedi 10 septembre 2011, 19:16 - Notes de Lecture
Mercredi 29 juin 2011
Par Christian Grenier le Mercredi 29 juin 2011, 19:11 - Billets d'humeur
Merci à Françoise Xénakis, l’auteur de Zut, on a encore oublié madame Freud ! ( 1984 ) de me permettre cette parodie.
En effet, ce petit billet n’a ici qu’un objet : m’indigner que soit fréquemment oublié ( à la radio, sur Internet, dans les médias… et surtout à la télé ) le nom de l’auteur du livre dont un film a été tiré.
Evoquant récemment le sujet d’un roman qui a bercé mon enfance ( je l’avais emprunté et je ne le possède pas ), Les Cinq sous de Lavarède, je fais un saut sur Internet : en effet, j’ai un doute sur le nom de l’auteur. Eugène Suë ? Zevaco ?
Surprise ! Les cinq sous de Lavarède n’est pas un livre mais un film, tourné en 1939, dont Fernandel est la vedette.
Je me précipite sur la fiche du film… où ne figure pas le nom de l’auteur du livre.
C’est à la énième occurrence que je finis par apprendre, enfin, que le film est tiré du roman éponyme publié en 1894 par Paul d'Ivoi et Henri Chabrillat, ( il fait partie des Voyages excentriques )
Au cinéma, de plus en plus souvent, il faut attendre longtemps pour voir apparaître ( très brièvement ) au générique de fin le titre et le nom de l’auteur du roman dont a été tiré le scénario. Oubli bizarre, à l’époque où doivent être obligatoirement inscrites la traçabilité et l’origine des produits !
Plus récemment, sur Antenne 2, a été annoncée la sortie d’un film 3D : La nuit des enfants rois. On a tout évoqué : les conditions du tournage, les trucages… on a même eu droit à une interview du réalisateur et de Mathieu Kassovitz, l’acteur qui double la voix du personnage principal. Tout sauf… le nom de l’auteur du roman, sorti en 1981 : Bernard Lenteric !
A sa place, je serais vexé et je vérifierais que mon nom figure, même en tout petit, au générique du film. Ah, zut ! Pas de risque : Bernard Lentéric est mort il y a deux ans.
Un ami, à qui je confiais mon indignation, m’a presque sermonné :
- Au moins, en France, l’éditeur qui vend les droits d’adaptation du roman peut exercer un droit moral sur l’utilisation du récit à l’image. Un droit qui n’existe pas dans bien d’autres pays ( comme les Etats-Unis ) où, une fois le roman « vendu » au producteur, ce dernier en devient quasiment le propriétaire. Et puis au moins, l’éditeur verse à l’auteur du roman la moitié des droits générés par cette vente. Parce qu’il existe une autre pratique moins honnête : un producteur lit un roman et veut en tirer un film ; il demande alors à un ( ou à plusieurs ) scénariste(s) de lire l’ouvrage et de s’en inspirer pour rédiger un scénario suffisamment différent du livre. Cela évite bien des tracas moraux et financiers. Et là, l’auteur du bouquin n’a même pas à protester puisque son nom ne figurera jamais au générique ! Il se trouvera simplement quelques spectateurs pour constater, s’il leur arrive de lire le roman : « tiens… pour écrire son roman, cet écrivain s’est sûrement inspiré du film ! »
Mes jeunes lecteurs ne me demandent-ils pas fréquemment : « Vous allez souvent au cinéma et vous regardez beaucoup la télé pour avoir des idées ? »
CG
Mercredi 22 juin 2011
Par Christian Grenier le Mercredi 22 juin 2011, 11:07 - Notes de Lecture
Ce soir, les Du Vivier ( en deux mots ) reçoivent. Il n’y aura sûrement pas de fausse note grâce à Sonia, leur bonne, aussi efficace que discrète, et Othman ( compagnon de Sonia ), cuisinier que tous les amis des Du Vivier leur envient.
Le premier couac, c’est la défection tardive des Marchelier, qui oblige Sophie Du Vivier à refaire son plan de table. Le deuxième, c’est l’arrivée d’Hubert d’A. qui n’était pas invité – il s’apercevra un peu tard qu’il s’est trompé d’hôtes et d’étage !
Le troisième, c’est la constatation consternée de la plus discrète des convives, l’épouse de M. Le Châtelard : « Mais nous sommes treize à table ? ». Les Du Vivier tentent de prendre la chose à la légère, et comprennent que c’est très sérieux – que faire ?
L’invité principal, George Banon, ( dit Djorge, un industriel important avec lequel Thibaut du Vivier est en affaires ) a alors la fausse bonne idée de proposer que Sonia se mêle à eux. Il semble séduit par la jeunesse et le charme de cette servante ( publié en 2009, ce roman n’a rien à voir avec la récente affaire DSK ).
Ils sont donc 14, l’honneur est sauf ; et il faudra bien qu’Othman ( jaloux et contrarié ) quitte sa cuisine de temps en temps pour servir à table. Cela ne serait pas un couac ( car Sonia, d’une tenue exemplaire est la discrétion même ! ) si Marie-Do, la provocatrice de service, ne demandait à la bonne… si elle s’appelle vraiment Sonia.
Poussée à bout par des invités surpris par la culture de la nouvelle venue, la jeune femme leur apprend qu’elle s’appelle Oumelkheir ; française d’origine maghrébine, elle boucle à la Sorbonne une thèse de doctorat et « fait la bonne » pour… boucler ses fins de mois.
Ces révélations changent la donne. Car les invités rivalisent alors de maladresse en révélant leur arrogance, leur fatuité, et un racisme aussi naïf que maladroit « Ah, j’adooore le Maroc, Tanger, Mogador, Djerba (… ) Et… vous vous plaisez en France, Sonia ? »
Devenue bien malgré elle la vedette de la soirée, Sonia sera sans doute la seule à tirer son épingle du jeu. Parce que ce dîner ( de cons ? ) s’est révélé pour les uns une farce, et pour d’autres une vraie tragi-comédie !
Un dîner à Paris, affirme l’auteur ( ou Sonia ? ) est en soi une comédie française.
Un aveu : je suis un fan d’Assouline !
La faute en est au biographe ( il faut absolument lire son Simenon, son Gaston Gallimard et ce fabuleux thriller qu’est Daniel-Henry Kahnweiler, L’homme de l’art ), dont le style et l’efficacité le disputent au romancier. Cette peinture au vitriol d’une ( grande ? ) bourgeoisie contemporaine se déguste ligne après ligne, grâce à un style à la fois vachard et élégant, dont l’affectation apparente mais sournoise cache mille et un pièges.
Ce récit est d’autant plus subtil que Sonia semble en être la narratrice indirecte.
Quelques exemples : A entendre la logorrhée cultivée de Me Châtelard et à écouter les silences de son épouse, on comprenait vite qu’elle avait plusieurs fois divorcé de lui sans même qu’il s’en aperçoive ( p. 51 ) Ou encore : Elle avait des amis comme on a des meubles. ( p 55 ). Ou encore, évoquant la fatuité d’un beau parleur : Ce qu’il était parlait si fort qu’on n’entendait pas toujours ce qu’il disait. ( p. 101 ) – ou l’attitude de ceux qui ont si peu le goût des autres (…) qu’ils croient devenir sourds lorsqu’ils n’entendent plus parler d’eux. ( p 116 )
Assouline se révèle ici un La Bruyère moderne. Il croque page 51 le portrait d’une femme que n’aurait pas renié l’auteur des Caractères ; et il a sans en avoir l’air l’art de jeter des apophtegmes : N’importe quelle idée ne semble-t-elle pas personnelle dès qu’on ne se rappelle plus à qui l’on a empruntée ? ( p. 147 ) ou, évoquant les aveux d’un écrivain : écrire lui était devenu le seul moyen de parler sans être interrompu ( p. 150 – euh… je confirme ! )
Vous avez aimé L’élégance du hérisson ? Vous adorerez Les invités ! Et vous comprendrez que le titre du roman de Pierre Assouline peut se comprendre de bien des façons…
Lu dans la « collection blanche », qu’on ne présente plus. Un grand classique qui a fait ses preuves ! Sauf que depuis quelques années, la blanche s’offre une jaquette.
Comme quoi il n’y a pas que les enfants qui veulent des images !
Mercredi 15 juin 2011
Par Christian Grenier le Mercredi 15 juin 2011, 19:08 - Billets d'humeur
Dans le cadre de l’opération « la science-fiction ne sert à rien » ( voir mon vieux billet d’humeur à ce titre ), on peut légitimement se poser cette question en apprenant que les farines animales vont sans doute être réutilisées pour nourrir les poissons d’élevage, la volaille et enfin l’élevage porcin.
Les plus jeunes d’entre vous se souviennent peut-être mal de la « crise de la vache folle », épidémie qui, en 1996, a provoqué 200 décès… et une jolie panique ! A l’origine : le prion de l'ESB ( encéphalopathie spongiforme bovine ) transmis à l’homme par le biais de bovins nourris avec des farines animales provenant de carcasses d’animaux morts – ces mêmes farines bon marché qu’on se propose de… remettre sur le marché pour des raisons climatiques - et, euh, financières ?
Et qui, parmi vous, se souvient du film ( 1973 ) Soleil Vert de Richard Fleisher, dont le scénario était tiré du roman éponyme ( 1966 ! ) de l’écrivain de SF Harry Harrisson ?
Le sujet ( du roman, donc du film ) ? En 2022, sur Une Terre exsangue et surpeuplée où la famine menace, la population survit grâce à un lobby de l’agroalimentaire et à son étrange aliment, le fameux « Soleil Vert ».
Le rapport avec les farines animales ?
Devinez ! Ou lisez le livre ( et à défaut hélas, procurez-vous le DVD du film ! )
Un indice : on utilise aujourd’hui des farines à base de déchets carnés pour fabriquer des aliments destinés aux animaux eux-mêmes destinés à être consommés par des humains.
Un soupçon : et si, demain, pour gagner du temps ( et de l’argent ), on faisait l’économie d’une partie de la chaîne ?
Question ultime : jusqu’où pourrait-on aller ? La réponse, Soleil Vert la donne.
Un autre écrivain, Romain Gary, en livrait une version SF ( mais si ! ) à la fois humoristique et cruelle dans son excellent roman ( méconnu ) Charge d’âme ( 1977, réédité en Folio en 1991 ), dans lequel un savant découvre qu’en mourant, un être humain dégage… une forme d’énergie récupérable. Et il en imagine des conséquences savoureuses !
Qu’on ne me dise pas : « on n’ira jamais jusque là ! »
Relisez plutôt Le meilleur des mondes ( 1932 ) ou 1984 ( 1948 ). Et vous constaterez que sur le plan de la génétique, de la novlangue, de Big Brother et des caméras vidéo de surveillance, la réalité a rejoint la fiction sans que la population s’en émeuve !
A terme, ce problème des farines animales repose le problème de la consommation de viande.
Dès les années 70, dans mes débats avec de jeunes lecteurs, j’affirmais que dans moins d’un siècle, la consommation de viande sur Terre serait sinon interdite ( pour des raisons d’économie, de santé et d’éthique ), du moins plus du tout tendance – à l’image de ce qui se passera d’ailleurs pour… la cigarette.
Attention : ce discours n’est pas militant. En effet, je mange de la viande ; et au village, notre ( excellent ) boucher est un ami !
Mais nos goûts sont une chose et l’avenir de la planète ( et de ses habitants ) une autre.
D’ailleurs, pour ralentir sa propre consommation de viande, il suffit de voir l’un de ces reportages dénonçant l’élevage intensif ( de bovins en Argentine, de porcs et de poulets plus près de chez nous… ) et les conditions stupéfiantes dans lesquelles les animaux sont transportés et abattus.
Ah… c’est l’heure du déjeuner. Bon appétit !
CG
Mercredi 08 juin 2011
Par Christian Grenier le Mercredi 08 juin 2011, 10:48 - Notes de Lecture
Un Français sur cinq a été, est ou sera touché par une dépression nerveuse. Un phénomène assez courant pour qu’on y consacre un livre, Non ?
Eh bien c’est Philippe Labro s’y colle, dans un récit autobiographique sincère et percutant.
Sans pudeur ni excès, il livre au lecteur les faits bruts : l’inexplicable, l’irrésistible chute de celui qui, peu d’années auparavant, a pourtant frôlé la mort ( lire La Traversée ) et se juge un miraculé. Un état de doute de soi, d’inertie et d’inappétence à tout que constatent l’entourage et la famille avant que le principal intéressé ne finisse par l’admettre, et se résolve enfin à consulter. Pas si évident, car il peut arriver qu’un déprimé tombe obscurément amoureux de sa brisure (…) Le symptôme même de la dépression vous déprime (…) La dépression se nourrit de sa propre nuisance ( p. 99 ).
Psys, médicaments, traitements divers, échecs apparents, hospitalisation, tentatives diverses et ratées pour émerger. Puis lente remontée à la surface... inexplicable, elle aussi ?
Peut-être pas.
Philippe Labro explore quelques pistes, notamment celle d’une réussite exemplaire suivie de la peur de l’échec. Il évoque Nietzsche qui a écrit : Si tu plonges longtemps ton regard dans l’abîme, l’abîme te regarde aussi. Il relate aussi de vieilles chutes ( au cours de l’enfance, de l’adolescence, un ou deux examens ratés ) dont il s’est tant bien que mal relevé.
Ainsi, va-t-on peut-être ricaner, Grenier lit non seulement Pancol mais aussi Labro ?
Mais oui. Et j’assume ! Ce récit m’a touché.
Peut-être parce que la dépression menace les créateurs plus que d’autres. Si je n’ai fait que la côtoyer, nombre d’amis et de collègues l’ont connue, en sont sortis ( on ne peut pas dire « l’ont vaincue » ) ; d’autres ont plongé, se suicidant d’une manière ou d’une autre.
Au-delà de son sujet douloureux et passionnant, cet ouvrage a la qualité dont bénéficient tous les ouvrages de l’auteur : il se fit facilement, et d’une traite. J’ajoute qu’il semble exemplaire - j’entends par là : qu’il peut servir d’exemple. Attention : je n’ai pas dit qu’il peut servir de thérapie ! On connaît la célèbre histoire ( drôle ? ) du client qui sort radieux de chez son psy et rencontre un ami qui lui demande :
Alors ? Tu es guéri ?
Non. Mais maintenant, je sais pourquoi je suis malade !
Labro ne livre aucun mode d’emploi.
Il nous propose son cas, il en examine les racines et en tire des leçons : il faut admettre son état, parler et être bien entouré. Quand on le peut.
Pour ma part, j’ai lu ce récit sans jamais sourire. Avec un profond sentiment de sympathie et de compassion, peut-être parce que l’attention aux autres, dit Labro p. 223, est une vertu non seulement chrétienne, mais universelle. Une vertu que le déprimé a perdue puisqu’il est souvent, d’une certaine façon, amoureux de sa propre dépression. ( p. 177 ).
Une maladie qui, dépassée, rend modeste, comme le rappelle Léon Bloy qui a écrit : Quand une personne qui se croit importante se présente devant vous, demandez-lui d’abord où est sa douleur.
Comment va la douleur ? Le titre d’un ( excellent ) roman de mon regretté camarade Pascal Garnier.
Albin Michel a aussi sa collection « blanche ». Plus modeste qu’un grand format, plus luxueuse qu’un Poche. Un beau livre broché au magnifique papier bouffant.
Vendredi 03 juin 2011
Par Christian Grenier le Vendredi 03 juin 2011, 22:04 - Notes de Lecture
Michel Sapanet ? « Sa vie, c’est la mort » !
Au moyen d’une trentaine d’affaires, notre médecin légiste préféré nous livre une série de véritables enquêtes, énigmes tour à tour cocasses, morbides, stupéfiantes, érotiques ( mais si ! )… et toujours étonnantes. Oui : il s’agit là, relatées à la première personne, d’autant de nouvelles policières qui, le plus souvent, se présentent sous la forme d’un cadavre qu’il faut faire parler. La victime a-t-elle été assassinée ? S’est-elle suicidée ? Est-ce un accident ?
Qu’il s’agisse d’un banal règlement de comptes entre manouches, d’un sac d’os suspects découvert par des douaniers, d’un ballon improvisé déniché par des enfants dans une butte ( en réalité un crâne…percé d’un trou de 9 mm ! ), d’un jumeau disparu, d’une overdose, de plusieurs suicides qui ressemblent fort à des homicides ( ou l’inverse ! ), ou de l’identification parfois délicate d’accidentés ( un époux finit par reconnaître sa femme grâce à son pied droit ! ), Michel Sapanet n’a pas son pareil pour maintenir le lecteur en haleine.
Macabre, tout ça ?
Jamais !
C’est toujours enlevé, drôle, plein de fantaisie et… de vie ( mais si, mais si ) !
Michel Sapanet nous plonge d’ailleurs dans son quotidien avec une bonne humeur communicative : « J’aime faire la cuisine, nous confie-t-il. J’ai certes quelques facilités pour la découpe de la viande froide. » Avec une verve communicative et un humour permanent, il nous fait partager ses rêves, ses parties de chasses, ses débats sur le terrain avec ses subordonnés et collègues ( il est expert judiciaire et maître de conférence des universités ), mais aussi ses marottes et ses doutes permanents. Il a en effet deux habitudes :
1/ flâner sur les lieux de la découverte d’un cadavre avant même de s’intéresser au corps et…
2/ ne jamais se fier aux apparences !
Avec un additif fort bienvenu, ses Nouvelles chroniques sont un viatique indispensable pour l’amateur de romans policiers, mais aussi un ouvrage passionnant, distrayant et… pédagogique !
Vous avez aimé les Chroniques d’un médecin légiste ?
Vous adorerez ces Nouvelles chroniques ! Jamais on n’aurait imaginé qu’il y eût autant de cadavres suspects dans la région de Poitiers ( Michel Sapanet y dirige l’unité de médecine légale du CHU ) et, euh… on en viendrait presque à souhaiter qu’il y en ait davantage dans les années à venir pour que notre légiste ait encore plein d’affaires de ce genre à nous raconter !
Lu dans le joli grand format ( belle image de couv, très provocatrice ! ) de cet éditeur marginal dont la production mériterait d’être mieux connue ( Jean-Claude Gawsewitch ).
CG
Par Patrick Moreau le Vendredi 03 juin 2011, 21:56 - Divers
L'association Elbakin.net nous a sollicités pour que la 39ème Convention
de SF (Semoy2012) accueille la 2ème Convention de Fantasy.
Nous allons donc reconduire l'expérience sur le modèle de ce qui a été
réalisé à Grenoble en 2010, en faisant notre possible pour améliorer la
formule.
Patrick
Secrétaire des Orléonautes, organisateurs de la 39ème Convention
nationale française de Science-Fiction Semoy2012
http://www.lesorleonautes.fr/semoy2012
( le nouveau site va ouvrir bientôt ... )
PS :
Nous avons deux nouveaux invités, tous deux orléanais !
Le peintre et illustrateur Thierry Cardinet :
http://thierrycardinet.voila.net
http://cardinet.over-blog.com/
http://www.art-et-fact.com/blog/artists/thierry-cardinet/
L'auteur Franck Ferric :
http://www.blackflag.fr/
Et vous pouvez jeter un oeil au nouveau flyer ici
Mardi 31 mai 2011
Par Christian Grenier le Mardi 31 mai 2011, 16:16 - Billets d'humeur
Mardi 17 mai 2011
Par Christian Grenier le Mardi 17 mai 2011, 17:34 - Billets d'humeur
Lundi 02 mai 2011
Par Christian Grenier le Lundi 02 mai 2011, 19:51 - Billets d'humeur
Jeudi 21 avril 2011
Par Christian Grenier le Jeudi 21 avril 2011, 17:20 - Billets d'humeur
De la casse à la caisse, il n’y a qu’un pas, franchi grâce à une loi.
Fin 2010, les garagistes se frottaient les mains : les commandes de voitures neuves ont été trois fois plus nombreuses que prévu. Un concessionnaire ( vu à la télé ) a cependant eu un geste désespéré vers le parc de voitures d’occasion rempli à ras bord.
- Dommage, a-t-il déploré. Certaines sont encore en excellent état. Mais elles vont être détruites, il y en a tant qu’on ne sait plus quoi en faire.
Réjouissons-nous : la consommation repart !
L’état a déboursé des milliards pour cette prime à la casse, milliards fournis par le contribuable ordinaire. Milliards qui ont sans doute permis de sauver une partie de l’industrie et des emplois, mais milliards également engrangés par l’industrie automobile – et aussi par les trusts pétroliers, puisque les voitures ainsi vendues fonctionnent toujours ( à 99,7% ) avec du pétrole.
On me dira qu’elles consomment un peu moins.
Vraiment ?
La mienne, bien entretenue, a 14 ans et 300 000 kilomètres ; elle consomme toujours ses 5,5 aux cent. Au dernier contrôle technique, son taux de pollution était de 130g – certains véhicules neufs font beaucoup plus !
Serais-je un mauvais citoyen ?
Je ne crois pas. Je pense au gigantesque gâchis de ces dizaines de milliers de véhicules qu’on va détruire davantage au profit de la consommation qu’à celle d’une maigre économie de carburant. Ainsi, ce n’est pas la planète qu’on cherche à sauver, puisqu’on fait perdurer le pétrole, mais l’économie de marché. On est prié de consommer !
Le bon investissement, pour le futur, serait celui de la recherche de nouveaux modes de déplacement et de carburant. Ils existent. Certains sont déjà très au point, du moteur à eau ( qui fait gagner 90% de CO 2 ! ) à celui à air comprimé. Il semblerait que les trusts pétroliers ne soient pas tout à fait d’accord…
La grande question est : l’écologie ( et à terme la survie de la planète ) est-elle compatible avec l’économie de marché ? Nicolas Hulot a enfin répondu non. D’autres l’avaient constaté bien avant lui.
Aujourd’hui, tout est vert ! De l’enseigne des Mac Do aux produits de beauté en passant par AREVA qui nous inonde à la télé de paysages champêtres… Bientôt, on nous convaincra qu’il y a du carbone bio. Parce que pour maintenir le système, il faut concilier une production sans cesse en hausse avec des exigences d’économie d’énergie. Du moins en théorie.
Je suggère une prochaine mesure qui concernerait l’habitat : puisque les maisons anciennes sont mal isolées, on pourrait, afin de relancer l’industrie du bâtiment, imiter l’opération qui a si bien réussi dans l’automobile : inciter les propriétaire à détruire les maisons qui ont… disons plus de cent ans ( une mesure qui ne toucherait pas, enfin pas encore, les monuments historiques ) ?
Ou celles qui ont été construites avant 1945 ?
A moins, comme on disait autrefois, qu’une bonne guerre relance l’économie…
CG
Lundi 11 avril 2011
Par Christian Grenier le Lundi 11 avril 2011, 17:14 - Notes de Lecture
A l’aide de récits ( parfois très ) courts, Marc Villard évoque des moments particuliers, singuliers et forts de sa vie. Ainsi, par petites touches, et dans un faux désordre, on découvre l’enfance et l’adolescence d’un homme que la vie n’a pas épargné – un écrivain saisi très tôt par la vocation qui détestait les maths, aime la musique et adore le cinéma ( il a été scénariste, notamment pour Cyril Collard ). Ce sont là des moments parfois en apparence banals, mais que le ton caustique, acerbe, désabusé et détaché rend souvent forts, très forts. Il arrive aussi à l’auteur de fantasmer, et filer loin, très loin la métaphore de l’imaginaire… avant de retomber rudement sur ses pieds. Ah, il faut lire La cellulose, récit épique d’une vente-signature inoubliable ; ou encore Sur la main, qui relate une rencontre scolaire ( Marc Villard écrit aussi pour la jeunesse ) en compagnie de Joseph Périgot, son complice.
Savoir parler de soi est un art que je ne connaissais pas à Marc - il fait partie de mes complices polardeux – lui qui d’ordinaire brille surtout au firmament du Policier, « avec cette vivacité, cette acidité qui caractérise celui dont on a dit qu’il maniait la plus belle plume du roman noir français ».
Beau papier bouffant et format original, proche du Poche, pour cette bien jolie collection de l’Atalante
Jeudi 07 avril 2011
Par Christian Grenier le Jeudi 07 avril 2011, 16:38 - Billets d'humeur
Le premier, Aurélie Boullet, est une jeune fonctionnaire qui a commis l’erreur d’écrire ( sous pseudonyme ! ) un pamphlet ( Absolument dé-bor-dée ! chez Albin Michel ) dénonçant les pratiques et abus de son service. Assignée en justice par sa hiérarchie, passée en conseil de discipline pour manquement à son devoir de réserve ( ? ), elle a été condamnée à quatre mois de suspension d’activité. Que lui reproche-t-on ? D’avoir révélé certaines vérités pas bonnes à dire ! Son avenir professionnel semble plutôt compromis.
Que les policiers, gendarmes, ou hauts fonctionnaires aient un « droit de réserve », passe encore. Mais qu’une fonctionnaire soit condamnée pour avoir publié un livre… cela pourrait faire rire au pays des droits de l’Homme qui lutte pour la liberté d’expression en Chine ou en Corée du Nord ! Je l’avoue : je n’ai pas lu cet ouvrage signé Zoé Shepard ; d’ailleurs, il se peut que son contenu me révolte. Mais je me déclare solidaire de son auteur !
Le deuxième écrivain est Alain Vircondelet, l’auteur de l’ouvrage Séraphine ( biographie de Séraphine Louis ). Il a déposé une plainte pour contrefaçon auprès des producteurs du film Séraphine, y dénonçant des emprunts à son ouvrage. Sa plainte a abouti, et les producteurs ( ainsi que le réalisateur, Martin Provost ) s’en étonnent et protestent : « Si quelqu’un réalise un film sur Victor Hugo, devra-t-il acheter les droits de tous ses biographes ? »
A première vue, cet argument semble pertinent. A mes yeux, il est totalement faux.
Le réalisateur a avoué avoir lu le livre… et « s’en être nourri » ( ainsi que des deux autres biographies de Séraphine Louis )
Le premier problème, c’est que Martin Provost n’aurait sans doute jamais réalisé le film Séraphine s’il n’avait pas lu l’ouvrage de Vircondelet. De toute évidence, le film reprend d’ailleurs certaines scènes imaginées par l’auteur du livre. Les producteurs auraient donc dû demander le droit d’utiliser certaines scènes évoquées par l’ouvrage. Ce qui supposait un contrat, un accord… et un petit pourcentage sur les entrées.
Visiblement, l’auteur du livre Séraphine n’a rien eu. Certes, les sept César du film et ses 850 000 entrées ont provoqué par ricochet la réédition de son récit ( en clair, 3 ou 4 000 exemplaires, soit 3 ou 4 000 euros pour l’auteur )
Le second problème, c’est que réaliser un film sur Séraphine Louis n’a rien à voir avec un film sur Victor Hugo. Séraphine était une inconnue ; Hugo est un personnage célèbre, comme Napoléon ou De Gaulle.
C’est donc une biographie qui a fait connaître Séraphine à un réalisateur ( dont le talent a été de réaliser un excellent film ).
Je vis ce petit conflit à la lumière d’une de mes futures publications chez Bayard : Pour l’amour de Vanille, biographie romancée d’Edmond Albius.
Edmond Albius, ça vous dit quelque chose ? Non ?
C’est le jeune esclave noir de 13 ans qui a découvert le secret de la reproduction de la vanille en 1836, sur l’île de La Réunion.
Eh bien imaginons qu’en 2015, un réalisateur sorte un film sur Edmond Albius. Et qu’on retrouve dans ce film des scènes entières empruntées à mon ouvrage. Imaginons que ce réalisateur avoue qu’il a lu mon récit, mais qu’il ait négligé de prévenir l’éditeur.
Ce dernier ne serait pas content.
Moi non plus.
Et si le film était un succès, j’imagine mon dépit. Pour des raisons financières ? Certes, mais aussi parce que la bonne idée de sortir Edmond Albius de l’ombre passerait désormais pour être celle du réalisateur, et non la mienne.
J’ajoute que je ferais
une drôle de tête si, rencontrant plus tard les lecteurs de mon
ouvrage, ces derniers me demanderaient sûrement :
C’est en allant voir le film que vous avez eu envie d’écrire le livre ?
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